Le lendemain, Yumi arrive près des autres, l'absence de Jérémie règne toujours.
Ulrich : ça va Yumi ?
Yumi : mmh, bof !
Aelita : c'est à cause d'hier matin quand tu es arrivé dans la bonne humeur ?
Yumi : ouais, on peut dire ça comme ça !
Odd : j'ai comme l'impression de vivre dans un autre monde !
Les autres le regardent attentivement.
Odd : Jérémie qui ne veut plus nous parler, Yumi qui fait la tronche et Aelita qui se prend pour un détective !
Ulrich : ouais, ben figure-toi, que cette nuit j'ai un rêve comme ça, et ça n'avait pas du tout l'air d'une impression !
Yumi : et puis si je fais la tronche, c'est pour une raison personnelle !
Odd : ne t'inquiète pas Yumi, je n'ai rien dit de mal !
Aelita : qui t'a dit que je joue au détective ?
Odd : il ne te manque plus que le costume et la loupe, et là tu es la réincarnation de Sherlock Holmes !
Aelita : ah bon !
Ulrich : en parlant d'Einstein, je me demande si il oserait encore nous parler ?
Aelita : peut-être qu'en insistant, il finirait bien par nous le dire ce qu'il fait dans l'usine ?
Odd : ouais, mais alors il faudra vraiment pousser loin pour avoir une réponse claire !
Ulrich : on n'a qu'à l'attendre dans sa chambre ?
Aelita : c'est une bonne idée !
Odd : ah Ulrich, qu'est-ce qu'on ferait sans toi ?
Ulrich : ben...
Odd : enfin je veux dire, qu'est-ce que Yumi ferait sans toi, hein ?
Ulrich : entre Yumi et moi c'est copains et c'est tout, pigé !
Yumi : les garçons arrêtez ! En tout cas, je vois que ça tu retiens comparer au cours !
Odd : ouais, le dernier bulletin, il a eu deux échecs ! Quand son père verra ça, il va se faire massacrer !
Ulrich : eh je suis là si jamais !
Odd : ah ben ça, merci ! Pourtant je croyais que tu étais parti !
Ulrich lève les yeux au ciel. Quelques heures plus tard, après les cours, Aelita, Odd, Ulrich et Yumi attendent Jérémie dans sa chambre.
Odd : vous croyez qu'il va revenir ?
Aelita : encore quelques minutes !
Odd regarde le réveil où il est indiqué 15h50. Le soir, presque tombé, ils sont toujours entrain d'attendre. Odd regarde à nouveau le réveil : 18h20.
Odd : oh, je n'en peux plus ! Ca fait trois heures qu'on attend ici ! Et puis dans une heure, c'est le dîner ! S'il n'est toujours pas là, tant pis moi j'irais manger !
Yumi : c'est vrai que ça devient long là !
Ulrich : je te parie qu'il est encore à l'usine !
Aelita : oh, mais j'y pense ! Comme il vient de réinstaller le système, c'est pour ça qu'il reste à l'usine !
Odd : et c'est seulement maintenant que tu nous le dis ?
Aelita : aller, on va tous à l'usine !
Ils descendent tous les quatre et vont vers le parc. Pas de chance, Jim les surprend.
Jim : Stones, Stern, Ishiyama et Della Robbia ! Qu'est-ce que vous faites dehors à cette heure-ci ?
Odd : mince ! (à voix basse)
Aelita : on est cuit ! (à voix basse)
Ulrich : euh... ben... on se promène ! C'est bon pour la santé, non ?
Jim : négatif, on ne se promène pas dans le parc à cette heure-ci !
Odd : mais enfin, monsieur laissez-nous partir ! On doit prendre l'air, on travaille trop ! Et puis, nous, on n'a pas d'heures de pauses ! Oh comprenez-nous !
Jim : mais oui, Della Robbia ! Peut-être que le proviseur vous comprendra mieux !
Odd : oh non, pas monsieur le proviseur !
Jim : eh si ! Aller, tous les quatre dans le bureau !
Aelita : bien joué, Odd !
Jim conduit nos quatre héros chez le proviseur.
Jim : Jean-Pierre ? J'ai trouvé ces quatre énergumènes se dirigeant vers le parc !
Jean-Pierre : eh bien ! Que faites-vous dehors à une heure si tardive ?
Ulrich : ben, comme je l'ai dit à monsieur, on se promène !
Jim : oui, oui ! Mais la réflexion débile de Della Robbia dépasse les bornes ! Soit disant qu'ils travaillent trop !
Odd : mais je n'ai pas dit ça !
Jim : tu me prends pour un idiot !
Odd : euh... oui, enfin non !
Jean-Pierre : bon cela dit, ça vous fera une heure de colle...
Odd : seulement ! Oh vous êtes raisonnable aujourd'hui !
Jean-Pierre : une heure de colle multipliée par le nombre d'élèves que j'ai devant moi !
Odd : un, deux, trois, quatre ! Quatre heures de colles ? Et si je demande d'exclure Yumi et Aelita, ça n'en fera que deux !
Jim : ça t'amuse de faire le clown !
Jean-Pierre : aller, sortez du bureau !
Aelita : attendez monsieur !
Jean-Pierre : oui !
Jim : Stones qui prend la relève maintenant !
Aelita : je tiens à préciser aussi que nous ne sommes pas les seuls à être en dehors du collège à cette heure-ci !
Jean-Pierre : mais enfin de qui parlez-vous ?
Aelita : de Jérémie Belpois ! Depuis hier matin, il réagit de façon bizarre et s'échappe du collège ! Comme si on n'était plus ses meilleurs amis !
Jim : dit donc Stones, tu fais de graves surchauffes au niveau cérébral ! Tu n'as pas trouvé mieux comme excuse ?
Aelita : mais je vous le jure ! Allez voir dans sa chambre, il n'y est pas ! On l'attend depuis la fin des cours !
Yumi : oui monsieur c'est vrai !
Ulrich : une fois qu'il a sonné, Jérémie est parti en courant vers le parc !
Aelita : on essaye de le poursuivre pour savoir ce qu'il fait ! On s'inquiète pour lui !
Jim regarde Ulrich d'un air mécontent.
Jim : c'est ça que tu appelles se promener, Stern ?
Ulrich : euh...
Jean-Pierre : donc ça lui fera aussi quatre heures de colle ! Jim, quand vous apercevrez Belpois, obligez-le à se rendre à la bibliothèque pour accomplir ces heures de colle avec ses camarades !
Jim : bien monsieur le proviseur !
Jean-Pierre : bon, maintenant, s'en est fini ! Au revoir et passez une bonne nuit !
Ils sortent de l'établissement et vont vers la cantine.
Odd : eh ben, Aelita ! Je ne savais pas que tu étais une grosse balance !
Aelita : oui, j'ai bien réagit ! Comme on aura les heures de colle avec lui, on en profitera pour lui parler !
Yumi : je n'y avais pas pensé à ça ! Bon aller, je file, moi ! A plus !
Aelita, Odd et Ulrich : à demain !
Odd : mmh ! Je sens comme une douce odeur de boulettes ! Et si on allait manger ?
Ulrich : ouais !
Ils vont tous les trois manger. Encore essoufflé, Jérémie arrive en retard pour le dîner.
Julien : eh dit voir Belpois, tu fais aussi du sport pendant la nuit ?
Tout le monde rigole dans le réfectoire.
Odd : ce n'est pas juste, il m'a volé la vedette !
Ulrich : ben vas-y, lève-toi et proteste !
Odd : eh Jérémie ! Comment tu arrives à te muscler tes bras de poulets sans penser avec ton cerveau ?
Tout le monde rigole de nouveau.
Jérémie : tu veux que je te montre ! (sur un ton acide)
Tout le monde arrête de rire et le regarde la bouche ouverte.
Odd : oh !
Jérémie va s'asseoir au bout du réfectoire. Les autres le regardent passer se demandant ce qu'il a. Jérémie se retourne.
Jérémie : qu'est-ce que vous regardez ?
Personne ne répond et ils s'asseyent tous. Après le dîner, Jérémie sort une fois de plus en courant. Mais cette fois-ci, Ulrich et Odd le retiennent.
Ulrich, Odd et Aelita : STOP !
Jérémie : mais ! Laissez-moi passer !
Aelita : non Jérémie ! Pas tant qu'on ait une explication !
Jérémie : oh, mais ce n'est pas vrai !
Odd : aller, crache le morceau ! Tu travailles pour XANA ?
Jérémie : pour la deuxième fois, XANA et Lyoko n'existent plus !
Ulrich et Odd : hein ?
Ulrich : alors pourquoi tu retournes à l'usine ?
Jérémie : oh, mais vous deviez le savoir, puisque hier vous êtes venus m'espionner !
Odd : ouais, mais on n'a pas encore de réponses claires à nos questions !
Aelita : qu'est-ce qu'il t'a pris de relancer un système ? Tu veux recommencer tout à zéro ?
Odd : eh attend, si en faisant ça, il y aurait une deuxième Aelita ! Trop géant !
Aelita le regarde méchamment.
Jérémie : je te l'ai dit, que vous ne comprendriez rien !
Odd : et pourquoi, tu nous prends pour tes débiles ?
D'un coup de GSM de Ulrich sonne.
Ulrich : euh... j'arrive !
Il sort pour répondre.
Aelita : s'il te plaît Jérémie ! On est tes amis, oui ou non ?
Jérémie : oh ! Je veux bien vous expliquer tout ça, mais demain, parce que je suis fatigué ! Et puis, je préfère que tout le monde soit là, comme ça je ne le répéterais pas !
Ulrich : quoi ? Mais tu es toute seule chez toi ?
Yumi : mes parents et mon frère sont là ! Je viens une fois de plus me faire engueuler ! Et j'en ai marre, tu ne peux pas savoir !
Ulrich : tu... tu veux que je vienne chez toi ?
Yumi : ouais, attends-moi devant ! Je doute que mes parents veuillent te laisser rentrer !
Ulrich : ok !
Odd : Ulrich, tu viens ! On monte !
Ulrich : euh non ! Yumi a des problèmes chez elle, je vais lui rendre visite !
Odd : oh, comme c'est chou !
Aelita : si jamais Jérémie est pour le moment de retour parmi nous ! Demain, on aura une explication !
Ulrich : génial ! Aller, je file !
Odd : vas-y mon Casanova, déclare-lui ton amour !
Sissi : mon cher Odd, à qui veux-tu qu'il dévoile son amour ?
Odd : eh...
Jérémie : sûrement pas à toi !
Odd : eh, tu viens de me voler la vedette ! Non, mais t'y crois pas !
Aelita : ahahahah ! Bien joué, Jérémie !
Sissi : bande de crétin !
Ulrich arrive devant chez Yumi, qui l'attendait.
Ulrich : ça va Yumi ?
Yumi : non ! (en pleurant)
Ulrich : qu'est-ce qu'il ne va pas ? Raconte-moi !
Yumi : mon frère et moi, on se chamaillait, pour ne pas changer, et mon père est arrivé au moment où j'ai levé la main sur Hiroki ! Il m'a dit que je devais monter dans ma chambre et qu'il ne voulait plus me parler !
Ulrich : et ta mère ?
Yumi : elle est montée peu après dans ma chambre et m'a dit sèchement que je n'avais aucun sens de la raison pour avoir levé la main sur mon frère, et que si ça continuait, je ne pourrais plus sortir et voir mes meilleurs amis !
Ulrich la regarde d'un air apeuré.
Yumi : ça m'a fait de la peine quand elle m'a dit ça ! Tu sais, perdre mes meilleurs amis, c'est l'un de mes pires cauchemars !
Ulrich : je suis sûre que demain... tout ça sera oublié, non ?
Yumi : je n'en sais rien !
Ulrich : et pourquoi tu as levé la main sur ton frère ? Il t'a dit quelque chose de mal ?
Yumi : euh... il m'a dit que... j'étais qu'une grosse nulle !
Ulrich : pourquoi ?
Yumi : ben... c'est une longue histoire !
Ulrich : ah ! Tu veux que j'aille leur parler ?
Yumi : toi ? Tu oserais parler à mes parents ?
Ulrich : ils ne sont pas plus pires que les miens, tu sais !
Yumi : bon c'est comme tu veux mais attend que je rentre ! Et surtout ne fait pas comme si on venait de se voir !
Ulrich : ok, c'est promis ! Je ne ferais pas de gourdes !
Il lui fait un clin d'oeil.
Yumi : merci Ulrich !
Elle lui donne un bisou sur la joue et rentre par derrière. Ulrich sonne donc à la porte.
Takeho : laisse chérie, je vais répondre !
Il vient ouvrir la porte.
Takeho : bonjour !
Ulrich : bonjour monsieur ! Je viens voir Yumi !
Takeho : désolé mon garçon, mais Yumi est punie !
Ulrich : ah bon ? Mais qu'est-ce qu'elle a fait de si grave ?
Takeho : je crois que ça ne te regarde pas !
Ulrich : oh, s'il vous plaît monsieur ! J'aime vraiment bien votre fille et la voir dans un triste état pareil me met mal à l'aise !
Takeho : mmh !
Akiko : chéri, qui est-ce ?
Takeho : un copain à Yumi !
Akiko : oh, bonjour Ulrich !
Ulrich : bonjour !
Akiko : Yumi est punie pour le moment ! Elle a enfreint les règles de la maison !
Ulrich : à ce point-là ? Pourtant je ne la croyais pas si méchante !
Hiroki : si elle peut être bien méchante ! Mais c'est encore et toujours de sa faute !
Ulrich reste là sans rien dire.
Akiko : tu comprends, elle a levé la main sur Hiroki ! Il faut bien qu'on la punisse !
Ulrich : mais... mais, elle n'a sûrement pas voulu ! Yumi n'est souvent du genre à se battre ! Et puis, comprenez-moi aussi, je... je...
Les parents et Hiroki le regardent attendant une réponse.
Takeho : eh bien, parle !
Ulrich : je... je suis amoureux de votre fille !
Ils font tous des grands yeux et se regardent.
Hiroki : alors, je le savais que Yumi est amoureuse !
Akiko : Hiroki !
Ulrich : non Hiroki, elle ne le sait pas ! Mais s'il vous plaît, qu'elle ne vienne pas au collège dans cet état là !
Akiko : je crois qu'on va quand même y réfléchir !
Takeho : merci d'être passer nous voir ! C'est gentil à toi, d'aimer autant notre fille !
Ulrich : oh, et ne lui dites ce que je vous ai dit ! Je préfère le dire moi-même !
Akiko : ne t'en fais pas ! Aller, au revoir !
Ulrich : au revoir !
Il retourne au collège et son GSM sonne, c'est Yumi.